Les travaux d’aménagement rue Boileau menés par la Mairie fin 2025, tant sur le fond que sur la méthode, ont suscité un certain nombre de réactions et de désapprobations d’habitants, notamment sur la page Facebook de la ville. La Mairie y a répondu via un article publié sur le site de la ville et via un affichage rue Boileau.
Sous couvert de clarification, cet article contient plusieurs inexactitudes et tend à présenter la réalité sous un autre jour. Raison pour laquelle, souhaitant exercer un droit de réponse, l'AHQR a demandé à la mairie de publier le texte suivant.
DROIT DE REPONSE DE L'AHQR
Suite à la parution de l’article de la Mairie « Rue Boileau – Travaux de voie partagée »
Au nom des résidents, l’AHQR se réjouit que la Mairie soit récemment revenue sur sa décision prise, en catimini, de supprimer il y a 3 ans la zone de rencontre rue Boileau, en reprenant même des arguments qu’elle contestait alors.
Sous couvert d’intentions didactiques, l'article sur le site de la Mairie comporte plusieurs inexactitudes et approximations au regard de la réalité des faits.
« La rue Boileau est donc désormais aménagée en zone de rencontre, une demande de l’association AHQR et des membres du Conseil Consultatif de Quartier ».
Désormais ? En fait, c'était le statut de cette rue durant plus de 10 ans, supprimé par la Mairie en 2023.
Cette suppression s’est d’abord matérialisée début 2023 par le retrait des quelques bacs en béton formant chicanes et surtout des panneaux signalant cette zone aux extrémités de la rue, relevant de fait la vitesse autorisée.
Puis, le 24 octobre 2025, la Mairie a annoncé la création de 30 chicanes plantées d’arbres… mais sans parler d'un retour au statut de zone de rencontre.
« Ce dispositif, déjà expérimenté dans le quartier… »
Comment peut-on parler d'expérimentation pour un dispositif ayant été en place pendant plus de 10 ans, totalement adopté et plébiscité par les résidents ?
Lors du sondage, organisé par l’AHQR en mai 2023, plus de 90% des répondants se sont exprimés pour le maintien de la zone de rencontre et la limitation de vitesse à 20 Km/h (cf. article sur notre site « Maintien zone de rencontre rue Boileau »).
« Le projet a également été traité en Conseil consultatif de quartier »
Les comptes rendus des Conseils Consultatifs de Quartier, consultables sur le site de la ville, attestent de la position unilatérale de la ville et de la façon dont ce sujet et les résidents ont été considérés.
Lors des CCQ, aux arguments de l’AHQR, les représentants de la municipalité ont régulièrement opposé des motifs peu convaincants :
- une homogénéité de la vitesse dans tous les quartiers (30 km/h) ;
- la complexité et le coût d'une zone de rencontre en raison de la réglementation.
De plus, le caractère très dégradé des trottoirs, peu praticables, a été systématiquement dénoncé, mais leur remise en état n’a fait l’objet d’aucune planification ni priorisation.
« La signalétique verticale et le marquage au sol, qui rendront cet aménagement pleinement lisible, seront installés à la fin de l’hiver. »
Les traces résiduelles au sol, dont l’AHQR avait regretté l’effacement et l’absence de réfection, et les panneaux « Zone de rencontre », toujours en place dans les rues perpendiculaires, attestent bel et bien du statut « antérieur » de cette rue.
Situation actuelle
Néanmoins notre association s’interroge.
Ces chicanes basses bétonnées avec des plantations coûteuses contreviennent pour partie aux principes d’une zone de rencontre (places de stationnement limitées qui ne doivent pas créer de barrières ni de masques à la visibilité entre usagers, conservation d’espaces continus dédiés aux piétons sur lesquels se trouveront les cheminements dégagés de tout obstacle…) :
- piétons et cyclistes seront obligés de composer avec ces obstacles en se retrouvant avec des véhicules en face ou dans leur dos ;
- les plantations d'arbres à fleurs dans ces petits espaces ne s’imposaient pas dans un quartier verdoyant avec un tout autre contexte que le Petit Rhodon (espace privé, large bordure, en pleine terre…).
Elles auront des conséquences pratiques.
A ce stade, l’AHQR suggère de prendre enfin le temps d’une réflexion globale, cohérente et concertée, en tenant compte notamment des principes et préconisations des organismes compétents (Cerema, CERTU, …).
